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Los Estados Generales (1789)
Se reunieron en Versalles el 5 de mayo de 1789 con el propósito de solventar el problema financiero. En la práctica sirvieron de plataforma para que el Estado Llano pidiese reformas políticas radicales, canalizando dichas demandas mediante los llamados “Cuadernos de Quejas”.
El Estado Llano, que contaba con un número de componentes que igualaba al de los otros dos juntos, planteó que las votaciones se hiciesen individualmente, es decir, cada diputado un voto y no por estamentos, a lo que tanto la nobleza como el clero se negaron.![]()
Ante tal rechazo, los representantes del Tercer Estado optaron por reunirse separadamente, lo que realizaron en forma de Asamblea Nacional en un frontón (juego de pelota) ante la imposibilidad de hacerlo en la Cámara que había sido cerrada por orden real.
D’origine bourgeoise, fils d’avocat et avocat lui-même, Robespierre est l’une des grandes incarnations de l’esprit de la Révolution. Formé chez les oratoriens à Arras, sa ville natale, puis au lycée Louis-le-Grand, à Paris, il subit l’influence de Rousseau, dont le Contrat social détermina ses positions politiques. Député du tiers état d’Artois, il fut le principal animateur du Club des jacobins. L’Incorruptible exerça un véritable magistère de la parole. D’apparence méticuleuse et respectable, il voulut consacrer sa vie au peuple. Après le 10 août 1792, sa popularité le mena à la Convention où il vota la mort du roi. Entré au Comité de salut public le 27 juillet 1793, il voulut réaliser son idéal démocratique en instaurant un gouvernement populaire fondé sur la vertu et, en temps de crise, sur la terreur. L’expression spirituelle de cette œuvre fut l’institution du culte de l’Etre suprême dont la première fête eut lieu le 8 juin 1794. Détesté non seulement par les modérés, mais aussi par les membres du Comité de salut public qui le discréditèrent en multipliant arrestations et exécutions après l’adoption du décret réorganisant la justice révolutionnaire (22 prairial an II, soit le 10 juin 1794), Robespierre finit par tomber le 9 thermidor an II (27 juillet 1794). Malgré le soulèvement de la Commune, il fut guillotiné le lendemain.
Dans ce modeste portrait anonyme, Robespierre, représenté en buste, nous apparaît dans la mise sévère des députés du tiers état : habit noir avec lequel contrastent un simple jabot blanc et une perruque commune à la plupart des représentants du troisième ordre, tel Mirabeau. Cette austérité, il faut le souligner, n’est pas aussi affirmée dans tous les portraits connus de Robespierre, personnage soucieux de respectabilité et soigné jusqu'à la méticulosité (voir par exemple le très élégant tableau en pied d’Adélaïde Labille-Guiard, exposé au Salon de 1791, aujourd’hui dans une collection privée 1, et le buste dû au sculpteur Claude-André Deseine 2, conservé au musée de la Révolution française, au château de Vizille). La vivacité du regard, l’autorité naturelle et le volontarisme du modèle sont en fait les seuls vrais arguments du portraitiste qui tente ici un portrait psychologique de « l’Incorruptible défenseur du Peuple ».
On conserve un autre portrait de Robespierre « dessiné d’après nature » par le graveur Vérité, d’un formalisme analogue à celui-ci. La légende en est : « Maximilien Marie Isidore ROBESPIERRE, Député de la province d’Artois / Du superbe oppresseur ennemi redoutable, / Incorruptible ami du peuple qu’on accable, / Il fait briller au sein des viles factions, / Les vertus d’Aristide et l’âme des Catons. » Cette référence explicite aux vertus patriotiques de l’Athènes et de la Rome antiques, incarnées par leurs grands hommes, rend compte mieux que ne le ferait aucun autre commentaire de l’intention qui sous-tend une telle image : portrait de l’âme et manifeste de l’engagement politique au prix d’un renoncement aux privilèges du superflu.